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juin 8, 2026 • Marché immobilier Office
Par INOWAI · Marie ANSAY Senior Consultant Office · Juin 2026
Avant de choisir un modèle, regardons la réalité en face :
La conclusion est simple : un bureau inoccupé, c’est de l’argent perdu. Et avec le télétravail structurellement installé, la question n’est plus « faut-il changer ? » mais « comment optimiser ? »
Soyons directs : les professions réglementées n’ont pas vraiment le choix.
Avocats, cabinets d’audit, banques, assurances — la confidentialité des échanges, les obligations légales et la nature des missions imposent des bureaux fermés et des postes attribués. Le modèle fermé n’est pas une question de préférence, c’est une contrainte structurelle.
Mais même dans ces organisations, la question se pose pour les services internes. Les équipes marketing, RH, communication, support — elles n’ont pas les mêmes contraintes. Et c’est là qu’on peut s’amuser. Un cabinet d’avocats de 80 personnes peut très bien avoir ses associés en bureaux fermés et ses équipes support en flex, avec des espaces communs repensés. C’est souvent là que se trouvent les 15 à 20 % de surface récupérable.
Pour les autres — tech, services, conseil, scale-ups — la question est entière. Et la réponse mérite une vraie analyse, pas une décision prise au moment de signer un bail.
Voici ce que nous observons sur le marché luxembourgeois.
Avec un taux de présence réel de 60 % (3 jours sur 5), une entreprise de 100 personnes n’a besoin que de 65 à 70 postes en flex bien conçu. Sur une surface type de 1 500 m², cela représente 300 à 400 m² libérés.
À 40 €/m²/an de loyer moyen (hors prime), ce sont 12 000 à 16 000 € d’économie annuelle — ou autant réaffectés à des espaces qui créent vraiment de la valeur.
Car c’est là l’autre option, souvent la plus intelligente : ne pas réduire, mais transformer.
Ces mètres carrés libérés peuvent devenir :
L’objectif n’est pas d’avoir moins de bureaux. C’est d’avoir des bureaux qui servent vraiment (des bureaux utiles, vivants et attractifs), des espaces mieux pensés retiennent les talents, augmentent la productivité — et donnent aux collaborateurs une vraie raison de choisir de venir au bureau.
Le bureau fermé attribué
Chaque collaborateur a son poste. Pertinent pour les professions réglementées, les fonctions confidentielles, les profils qui nécessitent une présence continue. Son défaut en contexte hybride : il génère des postes vides qui coûtent sans rien apporter.
Le flex office
Aucun poste attribué. On s’installe selon ses besoins du jour. Efficace si le taux de présence le justifie et si les espaces sont vraiment bien conçus. Mal exécuté, il devient source de friction et de désengagement — l’inverse de l’effet recherché.
Perte de repère (sentiment de dépersonnalisation), difficulté à se concentrer, moins de sentiment d’appartenance, inégalités d’accès aux meilleurs emplacements
Le modèle hybride
Des zones en flex, des postes attribués pour certains profils, des espaces de concentration dédiés. C’est le modèle le plus souvent observé dans nos missions d’accompagnement — et généralement le plus adapté à la réalité des organisations où cohabitent plusieurs types de métiers.
Choisir son modèle ne s’improvise pas. Cela commence par mesurer les usages réels — pas ceux qu’on imagine, mais ceux que les données révèlent. Puis par projeter les besoins futurs. Puis par trouver le bon espace et négocier le bon bail.
INOWAI accompagne ses clients à chacune de ces étapes, en amont de toute décision immobilière.
Et pour aller jusqu’à l’aménagement, nous travaillons avec byld, notre bureau d’architectes partenaire, qui propose des simulations d’aménagement et des scénarios chiffrés pour chaque configuration. Flex pur, hybride, transformation partielle — byld modélise les options, vous aide à visualiser ce que votre futur espace pourra vraiment offrir, et s’assure que chaque mètre carré travaille pour vous.