juin 8, 2026 • Marché immobilier Office

Flex office, bureaux fermés ou hybride : quel modèle choisir ?

Par INOWAI · Marie ANSAY Senior Consultant Office · Juin 2026

Ce que les chiffres nous disent d’abord

Avant de choisir un modèle, regardons la réalité en face :

  • 74 % des entreprises européennes ont déployé ou prévoient un modèle flex ou hybride d’ici 2026.
  • -22 % : la réduction moyenne de surface constatée lors des renouvellements de bail au Luxembourg entre 2022 et 2024 (INOWAI Research).
  • 52 % seulement : le taux d’occupation réel des bureaux traditionnels en Europe. Un bureau sur deux est vide à tout moment.
  • 1,8 jour de télétravail par semaine en moyenne au Luxembourg en 2024 — un chiffre structurel, pas conjoncturel.
  • 58 €/m² : le loyer prime CBD Luxembourg au T1 2025 (INOWAI Baromètre Office). À ce prix, chaque mètre carré vide a un coût.
  • 67 % des collaborateurs en flex office déclarent que la qualité des espaces communs est déterminante dans leur satisfaction.

La conclusion est simple : un bureau inoccupé, c’est de l’argent perdu. Et avec le télétravail structurellement installé, la question n’est plus « faut-il changer ? » mais « comment optimiser ? »

La question ne se pose pas pour tout le monde

Soyons directs : les professions réglementées n’ont pas vraiment le choix.

Avocats, cabinets d’audit, banques, assurances — la confidentialité des échanges, les obligations légales et la nature des missions imposent des bureaux fermés et des postes attribués. Le modèle fermé n’est pas une question de préférence, c’est une contrainte structurelle.

Mais même dans ces organisations, la question se pose pour les services internes. Les équipes marketing, RH, communication, support — elles n’ont pas les mêmes contraintes. Et c’est là qu’on peut s’amuser. Un cabinet d’avocats de 80 personnes peut très bien avoir ses associés en bureaux fermés et ses équipes support en flex, avec des espaces communs repensés. C’est souvent là que se trouvent les 15 à 20 % de surface récupérable.

Pour les autres — tech, services, conseil, scale-ups — la question est entière. Et la réponse mérite une vraie analyse, pas une décision prise au moment de signer un bail.

Concrètement : combien peut-on économiser ou valoriser ?

Voici ce que nous observons sur le marché luxembourgeois.

Avec un taux de présence réel de 60 % (3 jours sur 5), une entreprise de 100 personnes n’a besoin que de 65 à 70 postes en flex bien conçu. Sur une surface type de 1 500 m², cela représente 300 à 400 m² libérés.

À 40 €/m²/an de loyer moyen (hors prime), ce sont 12 000 à 16 000 € d’économie annuelle — ou autant réaffectés à des espaces qui créent vraiment de la valeur.

Car c’est là l’autre option, souvent la plus intelligente : ne pas réduire, mais transformer.

Ces mètres carrés libérés peuvent devenir :

  • Des salles de concentration acoustiquement isolées — pour les appels, la rédaction, la réflexion. Ce sont les espaces les plus demandés en flex office et les plus souvent absents.
  • Des espaces de collaboration informelle — canapés, hauteurs debout, zones de brainstorming. Ce qui donne envie de venir au bureau quand on a le choix de rester chez soi.
  • Des salles de réunion modulables — pour accueillir clients et partenaires dans un cadre qui reflète l’image de l’entreprise.
  • Des espaces de repos et de convivialité – favorisant le bien être et les échanges entre collaborateurs, et l’attractivité du lieu de travail

L’objectif n’est pas d’avoir moins de bureaux. C’est d’avoir des bureaux qui servent vraiment (des bureaux utiles, vivants et attractifs), des espaces mieux pensés retiennent les talents, augmentent la productivité — et donnent aux collaborateurs une vraie raison de choisir de venir au bureau.

Trois modèles, un seul bon point de départ : l’analyse

Le bureau fermé attribué

Chaque collaborateur a son poste. Pertinent pour les professions réglementées, les fonctions confidentielles, les profils qui nécessitent une présence continue. Son défaut en contexte hybride : il génère des postes vides qui coûtent sans rien apporter.

Le flex office

Aucun poste attribué. On s’installe selon ses besoins du jour. Efficace si le taux de présence le justifie et si les espaces sont vraiment bien conçus. Mal exécuté, il devient source de friction et de désengagement — l’inverse de l’effet recherché.

Perte de repère (sentiment de dépersonnalisation), difficulté à se concentrer, moins de sentiment d’appartenance, inégalités d’accès aux meilleurs emplacements

Le modèle hybride

Des zones en flex, des postes attribués pour certains profils, des espaces de concentration dédiés. C’est le modèle le plus souvent observé dans nos missions d’accompagnement — et généralement le plus adapté à la réalité des organisations où cohabitent plusieurs types de métiers.

De l’analyse à l’aménagement : un accompagnement sur-mesure

Choisir son modèle ne s’improvise pas. Cela commence par mesurer les usages réels — pas ceux qu’on imagine, mais ceux que les données révèlent. Puis par projeter les besoins futurs. Puis par trouver le bon espace et négocier le bon bail.

INOWAI accompagne ses clients à chacune de ces étapes, en amont de toute décision immobilière.

Et pour aller jusqu’à l’aménagement, nous travaillons avec byld, notre bureau d’architectes partenaire, qui propose des simulations d’aménagement et des scénarios chiffrés pour chaque configuration. Flex pur, hybride, transformation partielle — byld modélise les options, vous aide à visualiser ce que votre futur espace pourra vraiment offrir, et s’assure que chaque mètre carré travaille pour vous.

Vous souhaitez simuler votre potentiel d’optimisation ou identifier la surface idéale pour votre organisation ? Contactez notre équipe OFFICE INOWAI

Partager cet article


avril 16, 2026 • Capital Markets Marché immobilier

« What Investors Want 2026 » : ce que les investisseurs attendent du marché luxembourgeois Voir plus

mai 28, 2025 • Marché immobilier

Innovation et IA au risque du réel Voir plus